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Qui sont les tziganes

 
Les Tziganes font partie d'un peuple que l'on appelle les Roms, un peuple à l'origine nomade, qui se fait identifier différemment en fonction des pays où il séjourne. En Espagne, ce sont les Gitans ; en France et en Allemagne, les Manouches ; en Italie les Sintis ; en Russie, les Tziganes. On les surnomme également Bohémiens, en référence à leur présence dans ce qui est aujourd'hui la République tchèque. De façon plus péjorative, ils se font parfois appeler Romanichels, Romanos, ce qui désigne un rom pauvre, sans le sou et qui dans l'inconscient collectif est évidemment volontiers chapardeur.
Actuellement, ils sont jusqu'à 12 millions dans le monde, principalement concentrés sur le continent européen. C'est la Roumanie qui héberge la plus forte minorité, avec environ deux millions de Tziganes, sur une population de 22 millions d'habitants. Les Roms sont également très présents en Bulgarie, en Hongrie, où ils se disent souvent victimes de discrimination, et en Espagne avec 800.000 personnes. La France, quant à elle compte, entre 280.000 et 340.000 Manouches. C'est comme ça donc qu'on est censés les désigner chez nous.
Source RTL http://www.rtl.fr/

          « Les Roms sont des exclus »

BUCAREST (ROUMANIE), LE 16 AOÛT. Vasile Ionescu.   (LP/PASCALE EGRE.)
INTELLECTUEL MILITANT, Vasile Ionescu, 47 ans, dirige à Bucarest le centre rom Aven Amentza (qui signifie « Venez avec nous »). Cette fondation oeuvre pour la mise en place de politiques publiques pour « l'émancipation des Roms » et contre les discriminations.

Qui sont les Roms dont la présence en France fait aujourd'hui débat ?
Vasile Ionescu. La plus grande partie sont des Roms « traditionnels » issus des campagnes où la plupart n'ont pas bénéficié de la loi de 1995 sur la redistribution des terres aux familles et qui sont partis vers d'autres pays après des essais d'installation en milieu urbain. D'autres viennent du « ghetto », ces baraquements entre villes et campagnes où se sont réfugiées les victimes de l'effondrement de l'industrie roumaine. Certains viendraient de Transylvanie, d'autres de la zone frontalière de Timisoara, qui a toujours été le lieu de passage vers l'ouest.
Exerçaient-ils déjà la mendicité, les petits trafics en Roumanie ?
La plupart étant illettrés et peu qualifiés, leur seule chance de subsister reste l'activité marginale, évidemment illicite. Le combat contre la mendicité devrait donner lieu à des programmes d'action. Il passe par l'accès des Roms aux droits civils, la lutte contre la discrimination...
Dans quelle mesure ce mouvement migratoire résulte-t-il de la discrimination ?
Les Roms de Roumanie ont été des esclaves jusqu'en 1856. Des milliers ont été déportés et exterminés entre 1942 et 1944 - ce que l'Etat roumain refuse d'admettre. Leur reconnaissance comme minorité date de 1990 mais les gouvernements successifs n'ont toujours pas mené de véritable politique publique qui leur soit dédiée. Le respect des critères imposés par l'Union européenne en matière de droits de l'homme n'existe que sur le papier.
Pensez-vous que ce mouvement ait été accéléré par la suppression des visas Schengen ?
Il n'y a pas de « file indienne » de mendiants et de prostituées entre Bucarest et Paris ! L'accès à l'Union européenne a été une chance pour tous ceux, Roms et non-Roms, qui cherchaient du travail. Mais cela a offert aussi des voies néfastes à certains. Rétablir les visas ne changerait rien.
 

 

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