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La Roumanie et l'Otan

Ce lundi (29/03/2004)la Roumanie a rejoint officiellement  
L'otan en compagnie de 6 autres pays
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Création de la Guerre froide, l'Otan a tourné le dos  jeudi à une époque révolue : elle a décidé d'intégrer sept pays issus de l'Europe  communiste ou de l'URSS et elle s'est donnée pour mission de combattre les nouvelles menaces du 21e siècle, partout dans le monde. Réunis sous très haute sécurité à Prague, les 19 chefs d'Etat ou de  gouvernement de l'Alliance atlantique ont également apporté leur soutien à la campagne visant à désarmer l'Irak de Saddam Hussein, menée sous l'impulsion de la superpuissance américaine.
A la grande satisfaction du président George W. Bush, qui n'a cessé de parler de l'Irak depuis son arrivée mardi soir dans la capitale tchèque, les Alliés se sont déclarés prêts à décider de "mesures efficaces" en soutien des efforts de l'ONU pour obtenir le désarmement de ce pays accusé de détenir des armes de destruction massives. Ils n'ont toutefois pas apporté leur soutien à une action militaire contre Bagdad.
Elargissement historique
Dès l'ouverture du sommet de deux jours jeudi matin, l'Otan a en outre invité sept  pays à la rejoindre à la mi-2004: la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la  Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie et la Roumanie. Les dirigeants de l'Otan et des pays invités ont rivalisé de lyrisme pour saluer cet élargissement historique à l'Est, jusqu'à quelque 500 km de Moscou. Cette expansion au delà de l'ancien Rideau de fer, qui avait commencé en 1999 avec l'intégration de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, coïncide avec l'élargissement à l'Est de l'Union européenne, qui doit être décidé dans trois semaines. "Prague a été une réunion historique pour la famille transatlantique", a déclaré le secrétaire général de l'Alliance Lord Robertson (photo), tout en avertissant les  nouveaux arrivants que l'entrée dans l'Alliance n'était pas "un cadeau", mais signifiait "une énorme responsabilité et un fardeau lourd à porter".
"L'Amérique est très satisfaite de la décision d'aujourd'hui. Elle va renforcer l'alliance la plus importante, à savoir l'Otan", a déclaré le président George W. Bush. Le président français Jacques Chirac a estimé lui que "cet élargissement est bien ce moment historique où l'Europe est enfin réunie, où l'Europe et  l'Amérique du nord réaffirment le caractère indivisible de leur sécurité". Le président bulgare Gueorgui Parvanov n'a pas hésité à comparer la décision à la chute du Mur de Berlin, il y a treize ans. Fondée à douze en 1949 pour contrer la menace soviétique, l'Otan comptera donc 26 membres et entend garder sa porte ouverte. Le secrétaire général de l'Otan, George Robertson, l'a assuré aux deux pays qui n'ont pas été retenus jeudi, l'Albanie et la Macédoine.
Nouvelles missions
Dans le même temps, les dirigeants de l'Alliance ont pris une série de décisions clés, destinées à réorienter les missions de l'organisation militaire et à la doter de nouveaux moyens notamment une force militaire de choc capable d'être rapidement déployée vers des théâtres extérieurs, où qu'ils se trouvent dans le monde. Cette force multilatérale, baptisée "Force de réaction de l'Otan", se présente comme un gage de la pérennité de l'Alliance atlantique, dans un environnement stratégique qui a radicalement évolué après les attentats du 11 septembre 2001.
"Nous sommes déterminés à décourager et à déjouer toute attaque dont nous serions l'objet", ont dit les dirigeants de l'Otan dans une déclaration écrite. "Pour remplir la gamme complète de ses missions, l'Otan doit pouvoir aligner des forces capables de se déployer rapidement partout où elles sont nécessaires, à longue distance et dans la durée", sur décision du Conseil de l'Atlantique nord, ont-ils ajouté.
La déclaration finale du sommet ne mentionne pas les effectifs de cette nouvelle force, proposée à l'initiative des Etats-Unis, mais les responsables de l'Otan ont déjà cité le chiffre de 21.000 hommes. Plusieurs Etats membres ont cependant insisté sur le fait qu'elle devait  être "en synergie étroite avec l'Union européenne", qui prévoit également de  disposer de sa propre force de réaction rapide dans le courant de l'année prochaine.
Dans le cadre de ce "sommet de la transformation", les alliés ont également adopté une réforme du commandement militaire de l'alliance atlantique et chargé leurs ministres de la défense d'en finaliser tous les détails d'ici juin 2003. Les alliés européens se sont aussi engagés à renforcer leurs capacités  militaires, dans le but, entre autres, de combler l'énorme fossé avec les Etats-Unis dans ce domaine.A la mesure des enjeux attachés au sommet, ces péripéties traduisent aussi les bouleversements en cours à l'échelle euro-atlantique. A moins de surprise majeure, sept postulants issus de l'ancien bloc communiste devraient recevoir à Prague leur carte d'accès officielle à l'Otan en 2004. La Lituanie, la Lettonie et l'Estonie, d'une part, la Slovénie et la Slovaquie, d'autre part, enfin la Roumanie et la Bulgarie - laquelle tremble aujourd'hui qu'un scandale lié à l'exportation illégale vers la Syrie de pièces pour véhicules militaires qui auraient ensuite abouti en Irak n'amoindrisse ses chances.
l'Albanie et la Macédoine devront patienter
En revanche, l'Albanie et la Macédoine devront patienter. Le choix des élus répond cependant à des critères à géométrie variable. En clair, la Roumanie et la Bulgarie figurent dans la liste par la seule vertu de leur position stratégique ouvrant la voie vers le Caucase, la Turquie et l'Irak. Dans tous les autres cas, la démarche est de nature politique, l'Otan devenant peu à peu une sorte d'institution paneuropéenne sous le contrôle de Washington chargée d'assurer la stabilité du continent et d'autant plus populaire dans la plupart des pays issus de l'ancien bloc totalitaire qu'elle est identifiée aux Etats-Unis. En 1999, lorsque Prague, Varsovie et Budapest ont cru s'abriter sous le bouclier otanien, il était devenu virtuel. Ni bases ni missiles sur le territoire des nouveaux Etats membres. C'était sans doute le prix à payer pour neutraliser Moscou, gratifié ensuite d'un statut particulier auprès des alliés grâce au Conseil Russie-Otan. «Au moins, souligne-t-on au QG de l'Alliance à Bruxelles, on peut avoir aujourd'hui des désaccords ou des divergences de vue avec le Kremlin sans que cela provoque une crise majeure.»

Une inconnue: l'attitude des Etats-Unis
A la veille du sommet, lord Robertson, secrétaire général de l'Otan, annonçait un «tournant» pour l'Alliance, un «pas de géant dans sa transformation - nouveaux membres, nouvelles missions, nouvelles capacités militaires». Reste à savoir quelle sera l'efficacité d'une organisation où tout repose sur le consensus, lorsqu'elle comptera 26 Etats membres - question familière à l'Union européenne. Pour l'instant, l'Otan ne s'en est guère inquiétée. Autre inconnue, l'attitude des Etats-Unis: en juin 2001, prenant de court certains de ses partenaires européens, George W. Bush s'est soudain prononcé pour un vaste élargissement qui accentuait la dérive politique de l'Alliance. Ce faisant, souligne Sean Kay, ancien conseiller au Département d'Etat (1), «Washington manifestait une baisse d'intérêt pour l'utilité militaire de l'Otan». Au lendemain du 11 septembre, l'article V a été invoqué, selon lequel une attaque dirigée contre l'un des Etats membres est une attaque contre tous, mais la contribution de l'Alliance aux opérations de la lutte antiterroriste reste jusqu'ici assez mince.

Par ailleurs, le gouffre technologique qui se creuse entre les Etats-Unis et leurs alliés européens n'arrange rien. La Grande-Bretagne et la France viennent sans doute d'augmenter leurs budgets de défense, mais les crédits alloués, outre-Atlantique, à la recherche et au développement sont quatre fois supérieurs à ceux que consentent les Quinze dans leur ensemble.

«La crédibilité de l'Otan se fonde sur ses capacités», ne cesse de rappeler lord Robertson. Il sera beaucoup question d'engagement de capacités au sommet de Prague. Les Européens, qui avaient prévu de mettre sur pied une force de réaction rapide de 60 000 hommes en 2003, n'ont plus de temps à perdre s'ils veulent réaliser leur objectif. Encore faudra-il disposer de moyens de projection. Les Etats-Unis possèdent quelque 340 avions-cargos gros-porteurs type C 17. Il y en a quatre de ce côté-ci de l'Atlantique, en Grande-Bretagne. En attendant que les Airbus européens de transport militaire A 400 M sortent des usines - vers 2008, sinon 2009 - l'Otan réclame que les Etats membres s'équipent, en s'associant pour des locations à long terme. A défaut de «capacités opérationnelles», les Européens risquent de se cantonner aux opérations de maintien de la paix, tandis que les Etats-Unis joueront seuls les cyber-shérifs.
 

Il s'agit du plus important élargissement de l'Otan après l'adhésion en 1999 de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, trois anciens satellites de l'URSS. La Russie accepte maintenant l'élargissement de l'Otan aux trois républiques baltes, ce qu'elle considérait comme un casus belli il y a trois ans à peine.

OTAN : L’Alliance atlantique s’ouvre à l’est
Le 21 novembre, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan ont invité sept pays d’Europe centrale et orientale à rejoindre l’Alliance atlantique. Les nouveaux membres devraient intégrer l’organisation en mai 2004. L’Otan comptera alors 26 membres.

Comme l’Union européenne, l’Otan se prépare à un élargissement historique. Lors du sommet de Prague du 21 novembre, les dirigeants des dix-neuf Etats membres de l’Alliance atlantique ont invité la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie, la Slovaquie, la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie à commencer les négociations en vue de leur adhésion en mai 2004.
Le secrétaire général de l’Organisation, Lord Robertson, s’est félicité de cette ouverture qui «va maintenir et accroître la force de l’Otan, sa cohésion et sa vitalité ». « Ce n’est pas dirigé contre les intérêts de la sécurité de quelque partenaire que ce soit» a-t-il ajouté, faisant allusion à la Russie qui s’est longtemps opposée à une extension de l’Alliance Atlantique aux trois républiques baltes.
Jacques Chirac s’est réjoui également de cette décision. Le président français, faisant référence au prochain élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux Etats membres, a déclaré : «l’Europe se réunit petit à petit, élimine les fractures qui l’avaient si douloureusement frappé par le passé». Son homologue américain George W.Bush a quant à lui estimé que l’invitation de l’Otan «réaffirme notre engagement pour la liberté et pour une Europe entière, libre et en paix».
Reste que l'entrée dans l'Alliance coûtera très cher aux futurs membres. Les septs pays concernés seront contraints de restructurer leurs armées afin de les rendre conformes aux standards de l'Otan. Il s'agira notamment de concentrer les forces, donc de fermer certaines garnisons au risque de nuire à l'économie locale. Les Polonais, les Tchèques et les Hongrois, membres de l'Organisation depuis 1999, peuvent parler de ces sacrifices : 2% de leur PIB est consacré à la défense. 

 

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