Croissance : « The Economist » moins optimiste que le gouvernement

 

Dans un article paru début janvier, la revue britannique « The Economist » tempère les prévisions optimistes du gouvernement roumain sur la croissance espérée en 2003, qu’elle ramène à 4,6 % au lieu des 5,2 % annoncés, du fait du ralentissement économique aux USA et en Europe, principaux débouchés commerciaux de la Roumanie. Le journal table sur 5 % l’année prochaine si l’économie mondiale repart et à condition que Bucarest accélère ses réformes de structures.
De la même façon, « The Economist », qui base ses prévisions sur les analyses de son institut d’études, estime que le déficit budgétaire de la Roumanie, pour cette année, ne se situera pas à 2,65 % du PIB, pour s’y stabiliser par la suite, mais atteindra 3,1 % à cause de la majoration des salaires du secteur public, de l’instauration du Revenu minimum garanti et de la baisse des rentrées de cotisations sociales. En 2004, année des élections générales, ce déficit devrait même passer à 3,4 % avec l’augmentation à attendre des dépenses publiques.
Par contre, le niveau du taux d’inflation prévu par le gouvernement - + 14 % -  lui paraît plausible et même souhaitable, une décélération plus importante (+ 12 %) pouvant casser la croissance.
Ces perspectives amènent la revue britannique à se demander si la Roumanie sera prête pour adhérer à l’UE en 2007, notant - avec un euroscepticisme bien britannique - que les difficultés que ne va pas manquer de provoquer l’adhésion de dix nouveaux membres en 2004 risquent de retarder de plusieurs années celles de Bucarest et Sofia.
Enfin, « The Economist » engage la Roumanie à multiplier les efforts, dans les deux années à venir, pour se montrer plus attractive à l’égard des capitaux étrangers et rattraper ainsi les 3 milliards d’euros (20 milliards de F) de déficit d’investissements enregistrés ces dernières années par rapport à la Bulgarie.

 

  
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