Les boucheries chevalines de l’Ouest s’approvisionnent en Roumanie et Pologne

 
 La crise de la « vache folle » a conduit à une augmentation de la consommation de la viande chevaline en Europe de l’Ouest. L’approvisionnement est fait à partir des pays d’Europe Centrale et de l’Est, qui exportent environ 100 000 chevaux annuellement. La Roumanie et la Pologne, où manger du cheval paraît inconcevable à la population, sont les deux principaux fournisseurs.
Le marché, qui porte aussi sur la viande d’âne, se concentre surtout sur l’Italie (90 % des exportations), la France et la Belgique. Mais en l’absence de réglementation, il donne lieu  à des trafics et à de la contrebande dont de simples paysans, pris en main par des réseaux, sont le point de départ, avec tous les risques que cela implique pour les consommateurs (animaux malades, blessés, âgés), mais aussi les traitements cruels apportés aux chevaux. La Roumanie compte aujourd’hui 800 000 chevaux, dont 14 000-15 000 sont estimés malades.