Anutsa, onze ans, et déjà poète

Le petit village de Berbesti (Maramures), près de Sighet, a sa poétesse. Anutsa Brândau a déjà publié à l’âge de neuf ans un recueil de seize poèmes dont des extraits sont parus dans la presse locale. Aujourd’hui, deux ans plus tard, elle récidive avec un conte en vers pour enfants « Le Prince brave et la sorcière », qu’elle a elle-même illustré.

Lorsque ses parents lui avaient offert son premier livre de poésie, la fillette, douce, attentive mais pleine de vie, l’avait dévoré et s’était exclamée « Mais je peux en faire autant !». Elle s’était mise immédiatement à son premier texte, « L’ours et le renard », suivi d’autres poèmes ayant pour thème les animaux, les saisons, les jeux des enfants, la naissance du Christ.

Ses parents sont stupéfaits : « C’est une enfant normale, bonne élève à l’école, qui aime jouer, se taquine avec son grand frère ». Sa grand-mère rajoute : « Elle chante et danse à longueur de journée ». Mais quand Anutsa écrit, elle devient grave…ou plutôt inspirée. Sa maîtresse ne tarit pas d’éloges, rapportant que lorsqu’elle donne un devoir… la fillette lui rend en rimes.

L’épanouissement de ce jeune talent, dont l’édition du premier livre a été financée par un don de l’épouse du ministre des Finances, doit sans doute beaucoup à son entourage harmonieux. Une famille très modeste, sage et qui s’aime. La maman, aidée de la grand-mère, s’occupe de la maison, à l’intérieur impeccable, entourée d’un jardin agrémenté de fleurs. Elle vaque aux travaux des champs et veille sur la vache et la basse cour. Vasile, le père fait le gros œuvre avant d’entreprendre sa tournée de facteur, puis revient donner un coup de mains aux deux femmes.

Fiers de leur fille, les parents d’Anutsa aimeraient pouvoir faire publier son second ouvrage, dont des professionnels ont estimé qu’il était de qualité et prometteur. Seulement les cent euros de revenus mensuels de la famille ne leur permettent pas d’assurer les frais d’édition, estimés à 600 € (4000 F) pour mille exemplaires de 28 pages avec une couverture couleur. La distribution ne pose pas de problème : Vasile s’en chargera lors de sa tournée.

Alors, sans leur en parler, les amis francophones d’Anutsa et de sa famille ont décidé d’ouvrir une modeste souscription et se sont adressés aux « Nouvelles de Roumanie » pour lui faire écho.

Les dons sont à envoyer à l’association Gradinitsa RLM, 11 rue des Ducs, 55 000 Bar Le Duc (France), en mentionnant « Pour Anutsa Brândau ». L’adresse d’Anutsa : Berbeste, n° 566, 4927 Jud Maramures, România.

  
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