Entre 15 et 28 ans pour rattraper le niveau d'équipement des communes de l'UE  
L'eau dans tous les foyers en 2030

 Selon une étude diligentée par le gouvernement, la Roumanie atteindra en 2030 le niveau d'équipement actuel des communes des différents pays de l'UE, pour les principales commodités offertes aux populations. Le rapport estime par ailleurs qu'à l'époque la Roumanie ne comptera plus que 20,3 millions d'habitants, ayant perdu une population de 2,2 millions de personnes, soit l'équivalent de Bucarest.

Suivant les types d'équipements et les secteurs, urbains ou ruraux, où ils seront installés ou rénovés, il faudra entre 15 et 28 ans pour se mettre aux normes européennes. Cet objectif ne sera atteint que si l'Etat lui consacre 1,4 milliards d'€ (9 milliards de F) par an, soit au total 25 milliards d'€ (165 milliards de F) et 1230 € (8000 F) par habitant, ce qui représente près de six fois les réserves actuelles de la Banque Nationale de Roumanie. Pour y parvenir, le gouvernement table sur les investisseurs privés et l'aide des organismes financiers internationaux.
Dans cette projection, la modernisation des transports publics compte pour 2,5 milliards d'€ (16 milliards de F), la réfection des routes et rues pour 2 milliards d'€ (13 milliards de F), et l'éclairage public pour 250 M€ (1,6 milliards de F).
Concernant l'adduction d'eau, la facture se montera à 10,6 milliards d'€ (70 milliards de F). En milieu urbain, les pouvoirs publics prévoient qu'il faudra 20 ans, entre la réhabilitation du réseau, de la distribution, la création de stations d'épuration, avant que les quelques 12,3 millions de consommateurs des villes de l'époque ne bénéficient d'une qualité et d'un service équivalents à ceux rencontrés dans l'UE. Il en coûtera 4,6 milliards d'€ (30 milliards de F), soit 375 € (2460 F) par habitant.
Le délai passe à 28 ans en milieu rural. L'opération y sera beaucoup plus coûteuse pour ses 8 millions d'habitants estimés, atteignant 6 milliards d'€ (40 milliards de F), soit 670 € (4400 F) par habitant. Dans une première phase, devant se terminer en 2017, l'eau sera amenée jusque dans les rues des villages, les habitants se servant avec des pompes. Les branchements individuels seront effectués par la suite et s'achèveront en 2030, assurant un débit de 170 litres par habitant et par jour.